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vendredi 15 octobre 2010

Il fut un temps où les yaourts Activia s'appelaient des BIO, ne l'étaient pas, mais tout le monde trouvait ça normal

Remember?
Qui plus est, cela a duré suprêmement longtemps, de 1987 à 2005... jusqu'à ce que
Danone se dise OK, finie la récréation, il faut que je me conforme à la directive européenne - datant des 90's tout de même - qui n'autorise pas l'utilisation de termes évoquant l'agriculture biologique pour des denrées périssables qui ne seraient pas issues de la filière Bio (logique relativement implacable).

L'occasion de rappeler que ce qui fait un lait Bio, ce sont des Bio-vaches qui...


...vont gambader dans les pâturages et une fois dans l'étable vivent dans un confort réglementé (espace, aération, lumière..)

...mangent bio (oui comme la_nana_bio!) notamment de la bonne herbe grasse et 50% de l'alimentation des bio-vaches doit provenir de l'exploitation (rhooo pas comme la_nana_bio à part pour quelques graines germées)

...ne prennent pas d'antibiotiques - qui se retrouveraient malheureusement dans le lait ensuite-, mais des médecines douces!

Et finish, pourquoi ils se lèvent tous pour le Bio-lait! Bio-lait! Bio-lait!?
Parce qu'il contient plus d'omégas 3 (grâce aux herbes grasses), de vitamine A, d'antioxydants et de vitamines E que le lait conventionnel mais surtout parce qu'il contient largement moins de cochonneries.

Tout cela étant posé, la première chose que m'a conseillée un naturopathe quand je lui ai décrit mon régime alimentaire : arrêter le lait, tout Bio soit-il... 
C'est une recommandation qui se retrouve à mi-chemin entre la science - manifestement, le lait serait plus oxydant qu'il n'y paraîtrait, la faute à son contenu grassouillet - et la "philosophie" - en effet, il faut se rendre compte qu'aucun être vivant ne va boire le lait de quelqu'un d'autre que sa mère, c'est contre-nature. Il n'y a que l'homme qui s'est arrogé le droit d'aller prélever chez nos copines les vaches.
Mauvaise idée naturopathiquement parlant.

Voici donc la Bio-reco : 
Le mieux si on veut rester dans le lait animal: boire du lait de chèvre ou de brebis Bio, cela vaut aussi pour les yaourts et fromages,
Le moins pire : boire du lait Bio, ce n'est pas idéal, mais cela évite le shot d'antibiotique, le déséquilibre Oméga 3/Oméga 6 et c'est déjà pas si mal..
Mais encore plus fort que le roquefort, comme suggéré par Yonnel : passer aux laits végétaux, les laits de soja, amande, noisette (le préféré des kids!), laits de riz, trouveront tout naturellement leur place dans vos étagères et vos habitudes alimentaires. Un petite méfiance vis-à-vis du lait de soja néanmoins, qu'on accuse de digestion moyenne pour les estomacs occidentaux.

mardi 13 avril 2010

Ducasse mon héros. Le chef réitère son marché de saison au Plaza Athénée

En France, on a des gens qui sont plus forts que le roquefort.
Dans la famille fortiche, j’appelle donc Alain Ducasse, champion en développement durable, faisant l’apologie des produits bio, sains et de proximité.

Comme il l’avait fait l’année dernière, le chef étoilé réitère l’organisation de son marché de saison dans la cour du prestigieux Plaza Athénée. Une quinzaine de ses producteurs et fournisseurs sont ainsi réunis aujourd’hui pour présenter leurs produits, expliquer d’où ils viennent où ils vont, présenter leur savoir-faire de producteur et leur engagement dans la culture raisonnée.

Un marché où l’on ne peut pas acheter – damned ! je rêve d’asperges – mais où une large place est faite à la dégustation : une envie impérieuse de betterave ?

Comme j’aimerai y aller, si je n’étais pas coincée dans ma tour bétonnée à me traîner à la cantine d’entreprise aux brocolis trop bouillis – aussi classique que les pates trop cuites. Aussi je me suis contentée de l’écouter ce matin sur Europe 1, où j’ai senti le monsieur très soucieux du bien-être des générations futures : pas de thon rouge à la carte, du bio et du zero kilomètre dès que c’est possible, planète et têtes blondes obligent.

Et chose que j’ai apprise, l’entreprise Ducasse œuvre également dans la restauration collective et notamment sur l’amélioration de la qualité des menus servis dans les cantines d’entreprise.
Je prie pour que les gestionnaires de ma cantine aient été devant leurs postes à galène ce matin, son intervention les aura surement inspirés.

Pour les Parisien(ne)s qui ont des agendas à trou, foncez au Plaza Athénée, les producteurs seront présents de 10h à 17h. C’est l’occasion de 1) se faire un petit carnet d’adresses 2) s'offrir un plaisir des pupilles et des papilles !

Cour Jardin du Plaza Athénée
Mardi 13 avril 2010, sans interruption de 10h00 à 17h00. Ouvert au public.
Entrée par le 27, avenue Montaigne – 75008 Paris

samedi 20 mars 2010

Biobabes et biomecs, je déclare la semaine sans pesticides ouverte!

Et pour fêter ça, j'ai fait un gros plein au marché des batignolles ce matin (enfin ce midi, ouais à 13h quoi). Comme d'habitude, j'étais tout portefeuille ouvert, et comme d'habitude, ma boulimie de légumes m'a bien ruinée : "Shitake m'a TUER" j'ai écrit sur les murs. 45€ le panier obèse de fruits et légumes.
Qu'à cela ne tienne, sur ces 45€ mettez 30€ en capital plaisirs gustatifs et 15€ en capital santé.

Je ne vais pas vous faire un cours magistral, mais il est maintenant communément accepté que les pesticides sont nocifs pour la santé. Or, Cocorico, la France est le plus gros consommateur de pesticides en Europe et le 3ème plus gros consommateur au monde. Jusqu'ici on se disait qu'en épluchant les fruits et légumes on limitait l'absorption des pesticides restés à la surface, et en consommant des aliments variés, on n'atteignait pas le seuil de toxicité. Malheureusement, cela aurait été sans compter sur l'effet cocktail des pesticides: entre eux, ils se potentialisent et deviennent encore plus nuisibles, comme une vieille association de malfaiteurs.
La liste des risques auxquels on est plus sujets en étant exposé aux pesticides est freaky : cancer, malformations congénitales, problèmes d’infertilité, problèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli.
Méfiez-vous de la pomme de supermarché, celle-ci dans sa vie de pomme est traitée 27 fois en agriculture conventionnelle! Qu'on la scalpe et vite, hein? Oui, ou bien qu'on en choisisse une bio.

Tout un tas d'infos seront relayées lors de la Semaine Sans Pesticides du 20 au 30 mars, pendant laquelle de nombreuses actions visant à sensibiliser le public aux risques sanitaires et environnementaux engendrés par l'utilisation des pesticides seront organisées partout en France.
A Paris, on pourra assister à la projection de "Nos enfants nous accuseront", à des ateliers sur comment cultiver son potager bio, sur le compost, paillage et compagnie et bien d'autres encore.

Toutes les infos se trouvent sur http://www.semaine-sans-pesticides.com/

lundi 22 février 2010

'Mon Bébé mange Bio', un livre petit mais costaud à offrir aux jeunes mamans


Voici un petit livre très sympa et bien fichu pour guider la jeune maman dans l'alimentation de son bébé depuis l'allaitement (si elle décide d'allaiter !) soit de zero à trois ans.
Je vais l'offrir à ma copine Hélène qui vient d'accoucher d'un petit Albert la semaine dernière.

Elle n'est pas spécialement branchée biobio, elle ferait même plutôt partie des ultra-carnivores repenties pendant la grossesse. Aussi je parie mon cuit-vapeur que certains principes vont lui paraître limite radicaux et contraignants, mais à la fois je suis sure qu'elle va craquer sur les petites recettes pour Albert.

Le livre commence par une partie didactique où l'auteur explique le B.A BA de l'alimentation bio des tout petits comme garant du développement d'une bonne immunité.

Pour ce faire, il faut revenir à la base, se refaire une culture de ce que sont les proteines, glucides, lipides, d'où elles viennent, où elles vont et dans quelle étagère! Saviez-vous par exemple que les lentilles contenanient plus de protéines que le poulet et que les algues quasiment autant que les oeufs? Mais il faut aussi se familiariser avec les sources de vitamines et d'oligo-éléments, ces zinc, cuivre, manganèse, et tous ces autres minéraux, petits mais costauds qui sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.

Le livre parle également des méthodes de préparation et de cuisson, c'est comme ça que j'apprends qu'il vaut mieux cuisiner ses légumes au cuit-vapeur qu'à la cocotte minute qui présente le défaut somme toute majeur de destructurer les aliments et ainsi de les altérer dans leurs qualités nutritives.
Fiou, encore un pilier de ma culture culinaire qui tombe après avoir été crucifié sur l'autel du bio. Si vous avez plus d'info sur ce point, n'hésitez pas à poster vos commentaires. Même si je possède un cuit-vapeur, j'étais très attachée à ma cocotte seb, et ensemble nous avions gagné de nombreuses batailles de dîners presque parfaits, alors maintenant que j'apprends qu'elle altère les qualités nutritives des aliments?!.

Enfin, et c'est là la qualité principale de ce petit livre, les recettes qu'il propose sont à croquer : soupe de quinoa et chataîgnes (à partir de 9 mois), pommes et navets rapés (à partir de 12 mois), burgers de potiron, riz et salade de pousses d'épinard (à partir de 2 ans), plus de 70 idées de recettes de snacks, entrées, plats, desserts, goûters et boissons qui à mon avis méritent largement d'être partagées avec les grands.

Alors Hélène, conquise?

Mon Bébé mange Bio, L'alimentation saine de 0 à 3 ans, Aude Lafait, Editions Soliflor, 15€

mardi 16 février 2010

Le livre d’Elisabeth Badinter fait pleurer de rage les bio babes dans leurs chaumières


A peine sorti et bénéficiant d’un plan de relations presse incontournable, le dernier ouvrage de la philosophe «Le conflit, la femme et la mère» a beau jeu d’énerver tout ce que la France compte de bio-babes de tous âges et de tous horizons et à certains égards, elle m’a un peu foutu les nerfs aussi. Pour la faire courte Elisabeth Badinter accuse un courant naturaliste de promouvoir une idée de la femme/mère idéale assez passéiste et qui ferait régresser la condition féminine.

Le courant naturaliste il se traduit comment? Florilège de manifestations possibles : les femmes sont désormais flippées de prendre la pilule parce que cette tutelle d’hormones pourrait les rendre stériles, que la bonne mère est la mère qui allaite, que la mère parfaite est aussi soucieuse de l’environnement et donc achète des couches lavables… et j’en passe des green et des pas bourrées de pesticides sur les tares et lubies de ces femmes piquées de naturalisme dont il faut bien le reconnaître, même si je n’adhère pas à tout, je fais partie.

Mais le souci dans tout ça, c’est que toutes affairées à leurs purées de rutabagas bio et de couches lavables, les femmes se retrouveraient coincées dans leurs carrières professionnelles, parce qu’assignées à résidence pour allaiter puis élever naturellement leur bio-progéniture.

Pour ma part, je ne peux pas m’indigner qu’Elisabeth Badinter pose la question même si elle caricature un peu les green activities. Pour l’instant j’ai tout le loisir de faire mes bio-routines en long, en large et par le menu, tout cela en menant de front une carrière internationale de premier plan – pardon, je m’étouffe d’un rire sarcastique. Aussi je veux bien croire que les green rituels qui sont les miens aujourd’hui deviendront un peu plus compliqués à gérer quand je serai entourée de mini clones bouffeurs d'emploi du temps. Mais finalement, est-ce plus compliqué que de jongler avec sa vie de couple, sa vie amicale, sa vie pro, ...sa vie où l'on enfonce des portes ouvertes ;-) : tout est une question de compromis et de bon sens.
Voyons l'ouverture du débat comme une excellente occasion de laisser les bio-babes de toutes confessions (tendance yoga bikram, ascendant omégas 3, orientation baies de goji etc.) éclaircir leurs arguments et illustrer la modernité du « courant naturaliste ».

Voir les réactions de Nathalie Kosciusko-Morizet et Cécile Duflot sur le sujet.
Update du 18/02 : Lire aussi "Vertes de rage, lettre ouverte à Mme Badinter" la lettre ouverte de journalistes, entrepreneurs, consultante, à lire absolument sur ecoloinfo.
Green women rule!

jeudi 11 février 2010

Le Brunch Bazar, c’était ça :

Ca s’est passé samedi dernier au Comptoir Général sur les berges du canal St Martin.

Vachement chouette ! Un programme aussi dense que celui d’Europe Ecologie : les petits plats bio pour les petits et les grands de Cococook, avec mention spéciale pour le gâteau à la patate douce ; un vide-dressing fashion okay sans plus – toujours le même souci des filles qui lâchent leurs fringues moyennes plus , mais pour un prix plus plus – et des ateliers mortels comme le stand tricot de bijoux de Wool and the gang : pour des petits ouvrages en Alpaca, si si, ou celui de modelage terre glaise et encore tout plein de trucs pour ceux qui sont restés de 12h à 20h.

Bon à savoir : le lieu est infesté de nains de tout poils, du tout mignon choubidou barbouillé de nutella –oui, mais du Nutella Bio, scuzzze - au baby crado poids lourd que sa couche tu me la fais même pas changer en rêve.

Ca crie, ça rigole, ça gazouille, ça joue aux play dohs – ça mange même des fois les play dohs – tout ça dans un joyeux désordre (bazar oblige) finalement très sympathico-baroque.

Rendez-vous le 7 mars pour le prochain opus du fancylicious Brunch Bazar

Retrouvez d'autres témoignages sur les blogs de Bambi à Paris et Professeur des Ecoles