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lundi 8 février 2010
J’ai testé la coupe énergétique chez Rémi Portrait, un salon de coiffure zen et pas zinzin !
J’ai toujours été très fidèle en matière de coiffeur : par amour de mon cheveu, par habitude aussi, mais surtout par peur de la coupe de ratonne que tu mets 6 mois à ce que ça repousse et que tu reprennes figure humaine.
Pourtant un article du Elle sur un salon de coiffure très particulier m’avait fait de l’œil avec un argument massif : Rémi Portrait est LE coiffeur qui a imaginé une technique de coupe de cheveux inspirée de la médecine chinoise
Je pense alors à mon coiffeur habituel : super talentueux, über friendly, muchas efficace, deux changements de coupe radicaux et réussis à son actif – c’est rare autant - et tant d’adrénaline partagée au moment du coiffage où le verdict tombe pour valider le résultat final.
Mon cœur balance, chavire et n’en pouvant plus, - tant pis pour Matt mon coiffeur attitré- j’appelle pour prendre rendez-vous.
Au final, une coupe énergétique dans la conception Rémi Portrait c’est quoi ?
C’est une coupe au rasoir qui va produire une vibration : le coiffeur va tendre (tirer) les cheveux à couper et les utiliser ainsi comme de cordes d’un instrument, le rasoir en étant l’archet. Pratiquement, quand les cheveux sont tirés puis coupés, ça provoque une sensation de picotement, tiraillement, un peu comme si on épilait tout doux léger, le cuir chevelu.
Au préalable, la conseillère m’a fait un vrai diagnostic de mon cheveu et de mon cuir chevelu : sec et cassant dû à une prédominance de l’énergie du métal, à associer à une défaillance poumon / gros intestin.
Ca commence bien, j’aime quand on me parle de mes énergies et de mes organes. Ca me rappelle mes séances de yoga ou de réflexothérapie avec leur parfum d’ésotérisme. Mais malheureusement, pour aller plus loin dans la discussion, c’est une autre formule : la consultation, plus chère et qui a de vraies allures de psychothérapie du cheveu. D’ailleurs Rémi Portrait a écrit avec Michel Odoul un ouvrage sur le cheveu comme miroir de l’âme où ils explorent la vie de personnes en lien avec leurs cheveux, oui.
On m’a également régalée d’un massage crânien shiatsu au moment du shampoing pour apporter détente et relaxation, celui-là je l’ai trouvé un peu mou en fait, j’attendais un peu plus de griffe.
Au final, je suis partie avec une bien jolie coupe classique et réussie : un long avec dégradé bien respecté.
J’ai surtout bien aimé la friction/tension du cuir chevelu au moment de la coupe au rasoir et peut-être parce que c’est un peu fou, j’ai bon espoir que mon cheveu cassant et sec retrouve sa vitalité. Mais finalement pourquoi pas ? Le cheveu est après tout un organe comme les autres.
Salon Rémi Portrait - 7 rue du Mont Thabor 75001 Paris - 01 42 60 64 34
70€ la coupe coiffage
lundi 11 janvier 2010
Je ne suis pas BIO à 100%, c’est grave docteur ?
Another French paradox: plus d’un Français sur 4 consomme régulièrement des produits bio*, quand dans le même temps la part de l’alimentation BIO représente à peine 1,7% de l’alimentation globale**. Je ne vois qu’une explication : cela fait plus de 25% de la population frustrée de ne pas pouvoir s’alimenter bio à 100%, avec moi en tête de file! La faute à qui ? La faute à l’accessibilité de produits bio, la faute à addition trop chère au marché des Batignolles, la faute à pas le temps.
Alors évidemment, une chaîne comme Naturalia a beau jeu de claironner: « Ne soyez pas bio à moitié ! ». Avec ce superbe slogan culpabilisant, ils s’adressent à la quasi-totalité de la tribu bio qui n’a ainsi qu’une seule option : se fouetter le dos avec des orties avant de se ruer chez Naturalia pour leveler à 100%.
Certes les 100% bio existent, comme chaque communauté, le BIO a ses hardcores et pour donner un ordre de grandeur, on compte 13 000 adhérents à Bio Consom’acteurs, la seule association nationale de consommateurs bio, qu’on peut légitimement qualifier de pratiquants bio hardcore.
Je ne sais pas trop comment les purs et durs réagissent à la démocratisation du BIO aux bobos et plus généralement au grand public. Ce n’est pas sûr qu’ils se sentent dépossédés. Au fond, il y a fort à parier qu’ils se réjouissent de voir leurs produits favoris gagner les rayons des supermarchés qu’ils fréquentent par ailleurs pour le non alimentaire. Et peut-être qu’ils sont contents d’avoir des restaurants, cantines intégralement passés au bio. Mais surtout je suis sure qu’ils sont en train de trouver des produits encore plus radicaux, naturels et exclusifs : il y aura toujours de nouvelles frontières !
Ce qui est certain c’est que la grande distribution, elle, s’intéresse de plus en plus au marché du bio – et qui les en blâmerait ? les marges sur le bio sont de 5 à 10 points supérieures à celles des produits traditionnels****. La bonne nouvelle c’est que les rayons bio se généralisent, s’étoffent, pour toujours mieux répondre aux attentes de qui le bobo - avec les vraies soupes de Marc Veyrat chez Monoprix, les menus de Noël Naturalia, qui le macrobio ; le végétalien -rayons fruits et légumes-, ou le canal historique – avec les Bjorg, Bonneterre.
Tout le monde il est bio, tout le monde il est gentil je vous dis.
*27% d’après le cabinet d’études TMO
**TNS Worldpanel 2009
*** d’après l’agence bio
**** Lire l'excellent article du Figaro : Les hypermarchés font sortir les produits bio de leur ghetto
jeudi 12 novembre 2009
Top ! Jai été traitée par un pesticide qui finit en « dazole », je suis originaire du Brésil et je suis de couleur orange, je suis… je suis..
Oui, je suis une Orange ! Traitée au Bendazole. Voilà pour le teaser.La chose est très flippante : hier soir, je me rends au Franprix à côté de mon cours de Yoga et comme j’ai un petit peu de temps à tuer, je me lance dans une petite ballade dans les rayons.
Direction les fruits et légumes pour une thérapie de la couleur, - il paraitrait que ça ferait du bien de s’immerger dans les rouges, jaunes, verts des poireaux et poivrons - , mais là triste constat : niveau provenance, les fruits et légumes c’est comme la vérité dans X-Files, ils viennent systématiquement d’ailleurs…
Mais comme si cela ne suffisait pas, à cela s’ajoute une autre surprise non moins flippante : dans ce Franprix, étaient affichés le nom des traitements en pesticides de chaque fruit ou légume.
Des noms de produits plus hostiles les uns que les autres s’étalaient sur la place publique : Chlorothalonil, Propyzamide, Deltamethrine…, un florilège tout droit sorti du grand méchant chimiste. Ca a le mérite d’être honnête et d’informer ceux qui vont faire l’effort de lire les petits caractères.
Mangez des pommes (de chez Naturalia) qu’il disait… !
mardi 3 novembre 2009
Moi, Bertille, fashion designer éco-responsable
Avec ma copine Mourielle, on prend des cours de fashion couture dans un atelier trop classe du 17eme arrondissement. Les cours ont lieu dans une boutique de vintage aussi chic qu’abordable (pour du vintage): Boutique BDA pour Bastien de Almeida.
Pourquoi l’idée de la couture sur ce blog ? Une mini conscience de l’intérêt fashion et écologique de l’entreprise, ravivée par la lecture de « Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" ». Dans ce bouquin, Paul Aries rappelait qu’il n’y a pas si longtemps les vêtements étaient pour la plupart homemade, et qu’ils se prêtaient au sein de la famille, la cousine récupérant les petites robes de la sœur. Et que finalement, se fabriquer ses propres vêtements, c’est aussi prendre conscience de la valeur de son petit top, des matières utilisées, du travail requis et tout et tout. Alors je me dis qu’en toute logique ça devrait forcer le respect que j’ai pour le vêtement et in fine calmer mes fringales de fringues, tout en ne sacrifiant rien à la mode, puisque il ne tient qu’à moi de me confectionner des vêtements pas gnangnans.
Mais revenons-en au cours. Là-bas on est accueillies par Amandine, grande prêtresse du stylisme à la portée d’un enfant de 5 ans, même si au final c’est un casting de qqs trentenaires bobos/récessionistas qui nous constituent une haie d’honneur en guise de bienvenue.
Quand Amandine notre professeur de modélisme nous lance : « alors les filles, vous avez déjà fait de la couture ? Ah, vous savez faire des ourlets et des boutons, bien, bien, alors dessinez moi sur une feuille blanche la petite jupe de vos rêves, on va remédier à tout ça.. » Nous on boit du petit lait. Certes en 2h30 de temps on s’est épuisées en patronage, calculs mentaux migraineux pour savoir si la pince elle doit faire 2 cm ou 2,50 puisque en tour de taille divisé par 4 ça fait du 16 (sic).
Dans la foulée on a aussi ré-appris à manier l’équerre et le quadruple décimètre comme en 40 (enfin plutôt comme en 90), même si en vrai, ce qu’on kiffe dans le dégainage d’équerre et rapporteur c’est le petit look architecte, fashion creative artiste qui va avec.
Bon, next step, je monte la jupe, c’est cette semaine. OK, c’est vrai à 50€ le cours, ça fait un peu cher en euros la jupe, mais ça sera MA jupe, taillée – que dis-je ? moulée – à la perfection sur mon corps en voie d’amincissement Okinawa.
Ah oui, Okinawa, c’est quand encore qu’on a des résultats ? Pfff, ça porte moyen ses fruits..More to come là-dessus very very soon.
Pourquoi l’idée de la couture sur ce blog ? Une mini conscience de l’intérêt fashion et écologique de l’entreprise, ravivée par la lecture de « Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" ». Dans ce bouquin, Paul Aries rappelait qu’il n’y a pas si longtemps les vêtements étaient pour la plupart homemade, et qu’ils se prêtaient au sein de la famille, la cousine récupérant les petites robes de la sœur. Et que finalement, se fabriquer ses propres vêtements, c’est aussi prendre conscience de la valeur de son petit top, des matières utilisées, du travail requis et tout et tout. Alors je me dis qu’en toute logique ça devrait forcer le respect que j’ai pour le vêtement et in fine calmer mes fringales de fringues, tout en ne sacrifiant rien à la mode, puisque il ne tient qu’à moi de me confectionner des vêtements pas gnangnans.
Mais revenons-en au cours. Là-bas on est accueillies par Amandine, grande prêtresse du stylisme à la portée d’un enfant de 5 ans, même si au final c’est un casting de qqs trentenaires bobos/récessionistas qui nous constituent une haie d’honneur en guise de bienvenue.
Quand Amandine notre professeur de modélisme nous lance : « alors les filles, vous avez déjà fait de la couture ? Ah, vous savez faire des ourlets et des boutons, bien, bien, alors dessinez moi sur une feuille blanche la petite jupe de vos rêves, on va remédier à tout ça.. » Nous on boit du petit lait. Certes en 2h30 de temps on s’est épuisées en patronage, calculs mentaux migraineux pour savoir si la pince elle doit faire 2 cm ou 2,50 puisque en tour de taille divisé par 4 ça fait du 16 (sic).
Dans la foulée on a aussi ré-appris à manier l’équerre et le quadruple décimètre comme en 40 (enfin plutôt comme en 90), même si en vrai, ce qu’on kiffe dans le dégainage d’équerre et rapporteur c’est le petit look architecte, fashion creative artiste qui va avec.
Bon, next step, je monte la jupe, c’est cette semaine. OK, c’est vrai à 50€ le cours, ça fait un peu cher en euros la jupe, mais ça sera MA jupe, taillée – que dis-je ? moulée – à la perfection sur mon corps en voie d’amincissement Okinawa.
Ah oui, Okinawa, c’est quand encore qu’on a des résultats ? Pfff, ça porte moyen ses fruits..More to come là-dessus very very soon.
jeudi 12 février 2009
Le jour où l'Afssa s'arrêta
Niouze tombée comme un couperet: l'Afssa emet un avis réaffirmant l'innocuité du maïs transgénique de Monsanto.Des OGMs à Noël?
D'autant plus, que l'alimentation à 2 vitesses a déjà commencé, entre :
- les personnes qui ont une alimentation équilibrée vs les précaires de l'assiette;
- ceux qui mangent bio vs ceux qui doivent composer avec les pesticides;
- et désormais ceux qui mangent des OGM consciemment/inconsciemment, les autres?
Les OGMs comme nouvelle fracture nutritionnelle? Et encore que, ce n'est même pas dit que le distingo avec / sans OGM subsiste bien longtemps... Manifestement, l'ennui c'est que les champs jouxtant ceux dont les semences sont transgéniques risquent eux mêmes d'être 'contaminés'..
J'imagine déjà la surrenchère des étiquettes précisant que tel légume a été cultivé à une distance minimale de 1 km d'un champs utilisant des OGM..Welcome to paranoialand!
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