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dimanche 14 novembre 2010

Comment j'ai pris des cours de MacroBio au CIMO

Derrière cet acronyme qui résonne comme un centre méga-secret de la guerre froide, se cache le QG des macrobio people à Paris où trouver documentation, magasin de produits macrobiotiques, cours de cuisine et philosophie macrobiotique tique tique, l'endroit est juste fantastique!

Beaucoup moins cher qu'un cours de healthy food - comment j'ai dû hypothéquer ma grand mère pour m'inscrire au cours de crusine de Pousse Pousse - l'après-midi comprenant 1h de philosophie et la cuisine d'un repas macrobiotique complet jusqu'à 18h30 vous en coûtera 25 euros.

Mirez la beauté de ce repas: si comme moi vous êtes dingues de food made in japan en plus, vous entrerez en macrobiotique comme un rien et ferez jongler azukis, seitan et tofu comme autant de basiques delicieux.

Au menu de mon premier cours en photo ici:
Riz complet en onigiri

Boulgour
Tofou mariné sur lit de poireau
Beignet de légumes (carotte, oignon...)
Radis râpé
Salade de chou fleur

CIMO, 8 rue Rochebrune 75011 Paris
http://www.cimo.free.fr/index.html

Erratum! En fait...C'est... comment je suis devenue (macro)bio!!

Tout a commencé avec ce bouquin, vraiment très cool de Jessica Porter, une hip chick ricaine diplômée du Kushi Institute - un des centres contemporains de la macrobio.

Jessica n'a pas eu la chance d'avoir une couverture de bouquin super jolie, comme c'est souvent le cas avec les livres anglo-saxons mais elle se rattrape largement en s'offrant le luxe d'être endorsée par 1) Michio Kushi himself (c'est le boss de la macrobio), 2) Lee Gross, le chef macrobio de Gwyneth Paltrow, 3) Mayumi Nishimura, le chef macrobio de Madonna qui ne tarissent pas d'éloge sur sa vie sur son oeuvre.

Quand je vous dis que cette petite a du pedigree, je ne vous dis pas le meilleur, ce livre est aussi instructif que super drôle à la manière d'un Sex and the City relu et corrigé par une macrobio-babe.
Ce me déprime presque que de me dire que ce type d'écriture n'existerait pas en France où l'auteur le plus drôle dans la catégorie bio-healthy-green-ecolo-durable est David Servan Shreiber - que j'adore gouroutise par ailleurs, hein? Même si je ne me suis pas tordue le ventre de rigolade en bidonnade en lisant son Anti-cancer, ni son Guérir - encore une fois que j'adore vénère cite à l'envi à mes amis non biomans.

Bref, si vous souhaitez comprendre comment vous mettre au diapason de l'univers, qui est fait de forces yin et de forces yang, en ajustant votre alimentation de sorte à équilibrer les produits yin et les produits yang ce livre est pour vous...
C'est en fait aussi simple qu'une bouchée pour papa yang et une bouchée pour maman yin, le tout est d'éviter les extrêmes - viandes et produits laitiers d'un côté (yang), drogues et alcool de l'autre (yin)) - qui abiment les organes et brouillent votre receptivité aux forces de l'infini univers.
Si c'est pas un programme, ça?

The Hip Chick's guide to macrobiotics, Jessica Porter, en Anglais uniquement (malheureusement)

lundi 11 janvier 2010

Je ne suis pas BIO à 100%, c’est grave docteur ?



Another French paradox: plus d’un Français sur 4 consomme régulièrement des produits bio*, quand dans le même temps la part de l’alimentation BIO représente à peine 1,7% de l’alimentation globale**. Je ne vois qu’une explication : cela fait plus de 25% de la population frustrée de ne pas pouvoir s’alimenter bio à 100%, avec moi en tête de file! La faute à qui ? La faute à l’accessibilité de produits bio, la faute à addition trop chère au marché des Batignolles, la faute à pas le temps.

Alors évidemment, une chaîne comme Naturalia a beau jeu de claironner: « Ne soyez pas bio à moitié ! ». Avec ce superbe slogan culpabilisant, ils s’adressent à la quasi-totalité de la tribu bio qui n’a ainsi qu’une seule option : se fouetter le dos avec des orties avant de se ruer chez Naturalia pour leveler à 100%.

Certes les 100% bio existent, comme chaque communauté, le BIO a ses hardcores et pour donner un ordre de grandeur, on compte 13 000 adhérents à Bio Consom’acteurs, la seule association nationale de consommateurs bio, qu’on peut légitimement qualifier de pratiquants bio hardcore.

Je ne sais pas trop comment les purs et durs réagissent à la démocratisation du BIO aux bobos et plus généralement au grand public. Ce n’est pas sûr qu’ils se sentent dépossédés. Au fond, il y a fort à parier qu’ils se réjouissent de voir leurs produits favoris gagner les rayons des supermarchés qu’ils fréquentent par ailleurs pour le non alimentaire. Et peut-être qu’ils sont contents d’avoir des restaurants, cantines intégralement passés au bio. Mais surtout je suis sure qu’ils sont en train de trouver des produits encore plus radicaux, naturels et exclusifs : il y aura toujours de nouvelles frontières !

Ce qui est certain c’est que la grande distribution, elle, s’intéresse de plus en plus au marché du bio – et qui les en blâmerait ? les marges sur le bio sont de 5 à 10 points supérieures à celles des produits traditionnels****. La bonne nouvelle c’est que les rayons bio se généralisent, s’étoffent, pour toujours mieux répondre aux attentes de qui le bobo - avec les vraies soupes de Marc Veyrat chez Monoprix, les menus de Noël Naturalia, qui le macrobio ; le végétalien -rayons fruits et légumes-, ou le canal historique – avec les Bjorg, Bonneterre.

Tout le monde il est bio, tout le monde il est gentil je vous dis.

*27% d’après le cabinet d’études TMO
**TNS Worldpanel 2009
*** d’après l’agence bio
**** Lire l'excellent article du Figaro : Les hypermarchés font sortir les produits bio de leur ghetto