mercredi 18 novembre 2009

Arrêtez d'abuser du thon rouge siouplaît!!


Un nouvel accord a été passé ce lundi pour réduire les quotas de prises de thon rouge dans la zone Atlantique et Méditerranée de 40% l’année prochaine, qui passent ainsi de 22 500 tonnes cette année à 13 500 tonnes l’année prochaine. Bien donc, mais pas de quoi sauter au plafond quand on sait que les scientifiques établissent à 8500 tonnes, le quota permettant de reconstituer une biomasse importante à l’horizon 2023.
Les principaux intéressés – et donc fautifs – sont les Japonais, grands consommateurs devant l’éternel (80% des importations de la zone) et ainsi grands lobbyistes contre l’inscription du thon rouge sur la liste des espèces en voie de disparition de l’ONU.
La perspective de cette inscription fait trembler dans l’archipel : si le thon était déclaré espèce en voie de disparition, son commerce international en serait interdit.
Regardons aussi l’impact santé, le thon rouge sauvage de la Méditerranée est gavé de mercure, mercure = poison et il est recommandé de ne pas dépasser 1 à 2 portions par semaine, voire de lui préférer le thon d’élevage.
Vous pouvez aussi faire comme moi et vous en passer purement et simplement : croyez le ou non, mais je n’ai même pas les mains qui tremblent.

mardi 17 novembre 2009

Horreur, la pierre d'alun contient des sels d’aluminium ! Quand les marques dénoncent leur alter ego Bio


Aventure du jour : c’est au beau milieu de la lecture du blog de Penelope Joliecoeur, que je suis interrompue par le choc visuel d’une bannière pub particulièrement intéressante: http://toutsurlesdeodorants.com/.

La pub me promet de découvrir toute la vérité sur les déos et anti-transpirants, ce que l’on a toujours voulu savoir sans jamais oser le demander à son supermarché et en particulier mieux comprendre le lien entre déos et cancers.
Le doigt posé sur la souris gâchette, je dégaine et clique pour me rendre sur le site de l’intrigant.

C’est en réalité un site réalisé par Unilever pour tordre le coup aux idées reçues sur les liens entre cancer du sein et déodorants / anti-transpirants, avec un focus sur les sels d’aluminium qui sont la bête noire des acharnées de santé, dont je fais partie. Pour étayer leur propos, les communicants d’Unliver convoquent études faisant autorité (publication dans le bulletin du cancer) et experts choisis par eux, ils ne vont pas non plus se tirer une balle dans le pied en faisant parler l’ensemble de la communauté scientifique.
Une révélation intéressante : la pierre d’alun, déodorant naturel - que j’ai utilisé un temps puis lâché comme une vieille chaussette parce que je trouvais qu’il ne déodorisait pas des masses – contiendrait également des sels d’aluminium. Nouvel avatar de « quand la nature est hostile ».
Quant à savoir s’il faut utiliser des anti-transpirants contenant de l’aluminium, le principe de précaution commanderait de plutôt éviter. Il existe en effet autant d’études qui concluent que le lien ne serait pas établi à 100% comme celle mentionnée sur le site d’Unilever, qu’études montrant l’existence d’un risque potentiel, c’est notamment la position de David Servan Shreiber dans son livre Anticancer.

Un déo à bille gavé d’aluminium est donc lancé dans la mare de la prévention et de la promotion de la santé.

lundi 16 novembre 2009

Honoré des Prés, du parfum 100% naturel certes, mais surtout sans phtalates et qui sent le parfum, le vrai!

On ne va pas cracher dans la soupe de spiruline, je suis la première à reconnaitre que les labels Bio ont clarifié le monde de la conso en établissant une frontière nette entre le bio et ce qui ne l'est pas.
Mais si dans l'alimentation la chose est devenue limpide, en matière de cosmétiques, de mon point de vue, on nage encore dans le grumeau de kéfir: 8 fois sur 10 on lit les étiquettes des cosmétiques Bio comme dans le marc de café, ne sachant plus à quel label se vouer.
1er écueil : penser que parce que le produit est naturel, cela voudrait dire à la fois qu'il ne serait pas nocif, qu'il ne provoquerait pas d'allergies, voire qu'il ferait du bien et puis pourquoi pas vous ferait le café et le ménage...
Et oui c'est triste, mais croire que la nature ne produirait que des choses belles et innocentes, c'était bien quand on était en CE1, mais passé 18 ans, il est temps d'apprendre à manier le décodeur de bullshit. Bref, s'il faut retenir une chose, c'est qu'en matière de parfum, il ne faut se fier qu'au label Ecocert ou Cosmebio.
Voici un cas pratique: prenons mon parfum "Vivacité", aux fleurs de Bach, beauté olfactive s'il en est. Ce dernier est fabriqué avec des produits totalement naturels issus de l'agriculture biologique, mais pas de label Ecocert ou Cosmebio.
Pour autant que tout vienne de la nature, rien ne me dit si ce flacon ambré ne contient pas de paraben ou autres phtalates, les diables de la cosmétique contemporaine, qu'on accuse de nuire à la fertilité et d'être des promoteurs du cancer.
Bien sûr ni les vendeuses ni les sites marchands sur lequel Vivacité est vendu ne sont capables de me répondre, le mystère donc demeure.
Alors évidemment, quand je tombe sur du Honoré des Prés, je pousse un grand soupir de soulagement car leurs parfums ont une approche exactement opposée. Ils annoncent d'emblée la couleur avec un vrai produit "SANS": sans phtalates, sans produits issus de la pétrochimie, sans parfums de synthèse, sans colorants, mais avec des fragrances magnifiques des "purs extraits de nature", créées par Olivia Giacobetti, un des plus grands nez du moment, qui a déjà commis quelques succès chez Hermes et l'Artisan parfumeur, avec des fragrances comme Jour de Fête et Premier Figuier.
Avec Honoré des Prés, on marque une véritable rupture avec ce qui se pratique en général dans l'industrie bio où les marques se contentent la plupart du temps de proposer des accords simples avec des extraits de lavande ou de citron.
J'ai choisi la création qui a le nom le moins chouette - mystère de la création - Sexy Angelic, mais quel caractère : parfum floral, boisé, musc, avec des notes d'amande / calisson tout droit sorti du four.
Les 5 créations valent le détour des narines, Nu Green, Chaman's party, Bonté's Bloom...disponibles dans 20 points de vente à Paris et en Province dont le Printemps Haussman à Paris ou je me suis ravitaillée. Vous pouvez également retrouver Honoré des Prés sur les marchés Bio de Raspail et des Batignolles à Paris. C'est ainsi que vous aurez l'occasion de rencontrer la "cousine anglaise": conseillère de la marque très enjouée qui en plus de communiquer sa passion des fragrances n'est pas la dernière pour échanger quelques trucs et astuces santé, alimentation, cosmétique. Un personnage haut en couleur à rencontrer absolument.

jeudi 12 novembre 2009

Top ! Jai été traitée par un pesticide qui finit en « dazole », je suis originaire du Brésil et je suis de couleur orange, je suis… je suis..

Oui, je suis une Orange ! Traitée au Bendazole. Voilà pour le teaser.
La chose est très flippante : hier soir, je me rends au Franprix à côté de mon cours de Yoga et comme j’ai un petit peu de temps à tuer, je me lance dans une petite ballade dans les rayons.
Direction les fruits et légumes pour une thérapie de la couleur, - il paraitrait que ça ferait du bien de s’immerger dans les rouges, jaunes, verts des poireaux et poivrons - , mais là triste constat : niveau provenance, les fruits et légumes c’est comme la vérité dans X-Files, ils viennent systématiquement d’ailleurs
Mais comme si cela ne suffisait pas, à cela s’ajoute une autre surprise non moins flippante : dans ce Franprix, étaient affichés le nom des traitements en pesticides de chaque fruit ou légume.
Des noms de produits plus hostiles les uns que les autres s’étalaient sur la place publique : Chlorothalonil, Propyzamide, Deltamethrine…, un florilège tout droit sorti du grand méchant chimiste. Ca a le mérite d’être honnête et d’informer ceux qui vont faire l’effort de lire les petits caractères.
Mangez des pommes (de chez Naturalia) qu’il disait… !

La nuit noire, une ruelle,..t’as pas du képhir ?

Le képhir, c’est LE dernier truc à la mode de chez nous, les bio-junkies en mal de produits plus naturels tu meurs.
Avant de gagner nos contrées, cette boisson lactée et auto-effervescente faisait déjà un malheur chez les bergers du Caucase. A quoi ça ressemble ? ça fait un peu penser à un yoghourt avec des petites bulles fines, alors oui c’est sûr, si on l’imagine sortir d’une gourde de berger, on se dit OK, je vais peut être passer mon tour et éviter d’attraper la rbouba noire.
Mais ça serait une erreur, car ce qui fait que le kéfir est le nec(tar)-plus-ultra c’est que nous avons affaire à un probiotique magique : boosteur de la flore intestinale et des défenses immunitaires, embellisseur de peau, il a tout pour plaire.
Ce qu’il y a de rigolo c’est que les graines de kéfir qu’on fait fermenter pour fabriquer la précieuse boisson ne se vendent pas, il faut se les passer entre initiés, sous le manteau quoi.
Alors bien sûr, ça ajoute à l’imaginaire dont se pare ce merveilleux breuvage ! Certes il est possible de le prendre sous forme de comprimés, en vente en pharmacie, mais ça c’est pour les flemmardes et rabat-joies (certains jours cela pourrait être moi).
Je n’en ai jamais vu à la carte de restos ou cafés, mais il va falloir remédier à cela.. S’il le faut, j’ouvrirai un petit bouiboui qui fera du kéfir pour les petits et les grands, qu’il pleuve ou qu’il vente, et on verra fleurir 1000 intestins comme 1000 fleurs au printemps.
Bon, et si j’ai plus le courage de mes ambitions, je soufflerais l’idée aux biospots que je connais pour qu’ils le fassent. Je suis sure que Supernature serait preneur.

mardi 3 novembre 2009

Moi, Bertille, fashion designer éco-responsable

Avec ma copine Mourielle, on prend des cours de fashion couture dans un atelier trop classe du 17eme arrondissement. Les cours ont lieu dans une boutique de vintage aussi chic qu’abordable (pour du vintage): Boutique BDA pour Bastien de Almeida.
Pourquoi l’idée de la couture sur ce blog ? Une mini conscience de l’intérêt fashion et écologique de l’entreprise, ravivée par la lecture de « Apprendre à faire le vide : Pour en finir avec le "toujours plus" ». Dans ce bouquin, Paul Aries rappelait qu’il n’y a pas si longtemps les vêtements étaient pour la plupart homemade, et qu’ils se prêtaient au sein de la famille, la cousine récupérant les petites robes de la sœur. Et que finalement, se fabriquer ses propres vêtements, c’est aussi prendre conscience de la valeur de son petit top, des matières utilisées, du travail requis et tout et tout. Alors je me dis qu’en toute logique ça devrait forcer le respect que j’ai pour le vêtement et in fine calmer mes fringales de fringues, tout en ne sacrifiant rien à la mode, puisque il ne tient qu’à moi de me confectionner des vêtements pas gnangnans.
Mais revenons-en au cours. Là-bas on est accueillies par Amandine, grande prêtresse du stylisme à la portée d’un enfant de 5 ans, même si au final c’est un casting de qqs trentenaires bobos/récessionistas qui nous constituent une haie d’honneur en guise de bienvenue.
Quand Amandine notre professeur de modélisme nous lance : « alors les filles, vous avez déjà fait de la couture ? Ah, vous savez faire des ourlets et des boutons, bien, bien, alors dessinez moi sur une feuille blanche la petite jupe de vos rêves, on va remédier à tout ça.. » Nous on boit du petit lait. Certes en 2h30 de temps on s’est épuisées en patronage, calculs mentaux migraineux pour savoir si la pince elle doit faire 2 cm ou 2,50 puisque en tour de taille divisé par 4 ça fait du 16 (sic).
Dans la foulée on a aussi ré-appris à manier l’équerre et le quadruple décimètre comme en 40 (enfin plutôt comme en 90), même si en vrai, ce qu’on kiffe dans le dégainage d’équerre et rapporteur c’est le petit look architecte, fashion creative artiste qui va avec.
Bon, next step, je monte la jupe, c’est cette semaine. OK, c’est vrai à 50€ le cours, ça fait un peu cher en euros la jupe, mais ça sera MA jupe, taillée – que dis-je ? moulée – à la perfection sur mon corps en voie d’amincissement Okinawa.
Ah oui, Okinawa, c’est quand encore qu’on a des résultats ? Pfff, ça porte moyen ses fruits..More to come là-dessus very very soon.